Consultation de la commission de régulation de l’énergie (CRE) sur les tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE)

Associations de consommateurs et de collectivités locales, nous prenons la parole pour alerter sur un projet de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) visant à accroître l’exposition des consommateurs et collectivités éligibles aux tarifs réglementés de l’électricité aux fluctuations fort risquées du marché de gros de l’électricité dans le seul but de faciliter le jeu de la concurrence.

La CRE a mis en consultation un projet de modification de la formule de calcul du tarif règlementé de vente de l’électricité. Elle propose une évolution de la méthode de calcul de la brique « coûts d’approvisionnement en énergie » des fournisseurs inacceptable, en ce qu’elle conduirait ces tarifs à s’éloigner encore davantage de ce que doit être leur mission première : protéger les consommateurs et autres clients éligibles à ces tarifs, dont les petites collectivités, d’une exposition trop grande à la volatilité des prix de gros de l’électricité.
Elle envisage ainsi de ne plus lisser sur deux années mais sur une seule le calcul du coût de l’approvisionnement en énergie. Ces évolutions, si elles devaient être adoptées, conduiraient mécaniquement à une plus grande « instabilité » des tarifs réglementés, qui deviendraient encore plus perméables qu’aujourd’hui aux fluctuations du marché.

Ce projet est contradictoire avec les déclarations gouvernementales appelant à des reformes protectrices du marché de gros de l’énergie. La parole politique se veut rassurante mais laisse les mains libres au régulateur qui lui déploie un agenda visant à exposer encore davantage les consommateurs au marché. La réforme proposée de la méthode de calcul du TRVE répond d’ailleurs assez exactement aux revendications présentées dans un Livre blanc de l’association nationale des opérateurs détaillants en énergie (ANODE) dans la perspective des dernières élections présidentielles. De fait, en page 5 ce livre blanc estimait que le tarif réglementé est « une véritable barrière pour le bon fonctionnement de la concurrence. A titre d’illustration, les TRVE ne prennent en compte l’évolution des coûts d’approvisionnement sur le marché qu’une seule fois par an, et avec un lissage sur deux ans. ». Le lissage sur deux ans était donc un obstacle à supprimer. Dans son projet la CRE répond ainsi parfaitement à cette demande des fournisseurs alternatifs : « Un raccourcissement de la période de lissage permettrait de réduire l’impact des TRVE sur la dynamique concurrentielle sur le marché de détail ».

La CRE cherche ainsi à prendre en compte les difficultés spécifiques de couverture marché des fournisseurs alternatifs. Ne produisant rien et étant souvent de très petites tailles, ces courtiers virtuels peinent à se couvrir et leur position sera facilitée s’ils devaient concurrencer un tarif réglementé basé sur un historique moins long.

Associations de consommateurs et de collectivités locales nous demandons à la CRE de renoncer à ce projet de refonte du calcul. Alors que de nombreux acteurs – et certains d’entre eux en sont d’ailleurs persuadés depuis longtemps – reconnaissent le rôle particulièrement salvateur d’une réglementation des tarifs dans le contexte actuel, il semblerait assez paradoxal de faire mine de reconnaître l’intérêt de ce « garde-fou », tout en cherchant par un mécanisme plutôt « obscur » pour le grand public à le dénaturer complétement.

L’Autorité de la concurrence dans son avis sur les tarifs de l’électricité de 2021, avait d’ailleurs insisté « sur l’importance que la question des TRV ne soit plus cantonnée à un débat d’experts et [avait invité] à un débat public éclairé sur le sujet. » Une consultation publique conduite sur quelques jours par le régulateur ne constitue en aucun cas ce que devrait être ce grand débat public, au vu de l’importance que revêt la question de la réglementation des tarifs dans le contexte actuel de crise du prix des énergies !

Dans cette perspective, et dans le cadre d’une remise à plat du marché de l’énergie, nous demandons à l’Etat de poursuivre ses négociations au niveau de l’Union européenne pour assurer une meilleure protection des consommateurs, des collectivités locales et des services publics qu’elles organisent. A cet effet, il s’agirait notamment de viser une remise en cause du principe de contestabilité des tarifs réglementés afin que ces derniers reflètent la vérité des coûts de l’opérateur historique.


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Liste des signataires 

Associations de consommateurs :
ADEIC (Association de défense, d’éducation et d’information du consommateur), AFOC (Association force ouvrière consommateurs), AUE (Association des utilisateurs d’électricité), CLCV (Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie), CNAFAL (Conseil national de associations familiales laïques), CNAFC (Confédération nationale des associations familiales catholiques), CNL (Confédération nationale du logement), CSF (Confédération syndicale des familles), Familles de France, Association Léo Lagrange pour la défense des consommateurs, ORGECO Grand Paris (Organisation générale des consommateurs), UFC Que choisir.

Association de collectivités :
FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies).


Contact presse : FNCCR/Alexandre ALLION – 06.26.41.64.91 – a.allion@fnccr.asso.fr

Contacts mobilisation :
CLCV/François CARLIER : f.carlier@clcv.org
FNCCR/Violaine LANNEAU : v.lanneau@fnccr.asso.fr
CNAFAL/Françoise THIÉBAULT : asso@aflparis.org

La CSF a rencontré M. Olivier KLEIN – Ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé de la Ville et du Logement – ce mardi 20 septembre 2022 au Ministère du logement en réunion partenariale avec les associations représentatives des locataires.

A l’ordre du jour, les évolutions relatives au bouclier énergétique et le pacte de confiance entre l’Union Sociale pour l’Habitat et le gouvernement ainsi que l’organisation des prochaines ‘Elections HLM’ qui auront lieu en fin d’année. La CSF a tenu à faire part au Ministre de nos préoccupations sur la précarité et son impact sur la santé mentale, le décrochage scolaire et l’importance de la vie associative. Nous avons rappelé que les élections HLM étaient l’une des rares élections ouvertes aux personnes étrangères (extra-communautaires). (Pour en savoir plus sur les élections HLM)

A l’occasion de cet échange, nous avons mis l’accent sur l’importance de maintenir une diversité sur les quartiers (familles monoparentales, étudiants etc..) et d’appliquer les sanctions dans le cadre des obligations de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain). Les Préfectures sont encore trop réticentes à appliquer les amendes prévues en cas de non-respect par les communes de l’obligation de disposer de 25 % de logements sociaux.

Par ailleurs, la concentration de logements sociaux sur certains territoires conduit à une ségrégation de fait qui a un impact direct sur le bon fonctionnement des écoles, collèges et lycées, où se retrouvent concentrées les familles les plus en difficultés.

Nous avons appelé de nos vœux à une réorganisation des financements de la politique du logement. La loi PINEL coûte 7,4 milliards d’euros pour produire du logement cher. Dans le même temps, le gouvernement réduit à peau de chagrin le financement du logement social et ne montre pas de signes de fléchissement pour relancer les aides à la pierre qui ont quasiment disparues ces dernières années.

Il est primordial de maintenir la vocation généraliste du parc social dont l’image se dégrade faute d’une politique majeure pour lui redonner ses lettres de noblesse qu’il a connues jadis, lorsqu’il offrait du confort et de la modernité jusqu’à la fin des années 70.

La politique du logement aurait besoin d’une réforme structurelle à la hauteur des enjeux afin de répondre au sentiment de déclassement social subi par les familles.

Enfin, nous avons rappelé les enjeux de la rénovation thermique des logements pour permettre de faire baisser la dépense énergétique. Sur ce point, le bouclier tarifaire ne suffira malheureusement pas à permettre aux familles de sortir la tête de l’eau. C’est pourquoi La CSF appelle au gel du vote des loyers pour l’année 2023.


| Contact |
Romain BIESSY . rbiessy@la-csf.org . 06 95 13 05 29
Elodie FUMET . efumet@la-csf.org . 07 49 85 12 34

Dans un contexte politique et économique compliqué : sortie de Covid, guerre en Ukraine, raréfaction de certaines ressources, accélération considérable de l’inflation, les familles tentent de faire face à la situation.

Celles ayant répondu aux enquêtes de La Confédération Syndicale des Familles ont dépensé 2,64 % de moins pour leurs achats de la rentrée scolaire.

Les raisons sont multiples.
Les familles sont attentives à ce qu’elles dépensent pour leur(s) enfant(s)
Cette tendance est à l’œuvre depuis déjà quelques années, les familles regardent attentivement ce qu’elles dépensent, limitent les « achats plaisirs » et privilégient parfois le prix au détriment de la qualité. Un euro reste un euro.
Les familles réutilisent d’une année sur l’autre. Elles confirment la tendance des années précédentes, elles vérifient les fournitures restantes avant de faire les courses de rentrée. Par ailleurs, des professeurs et des chefs d’établissement incitent les parents à être dans une démarche « écoresponsable ».

Une accélération de l’inflation encore peu visible
L’impact de l’inflation n’est pas encore visible sur tous les produits. Cela s’explique par :
· Les contrats signés en amont par les magasins ou distributeurs (prix définis à l’avance, stocks déjà constitués…). 
· Les propositions d’achats en lot à prix réduit, et beaucoup de promotions sur les articles de rentrée scolaire.

La hausse du coût de la vie quasi généralisée est assez peu visible sur les fournitures scolaires à la rentrée 2022. La CSF sera attentive à l’évolution en cours d’année et à la rentrée 2023.

La CSF constate :
– Des listes encore trop longues
– Trop de listes encore contiennent un nombre élevé voir extravagant d’articles. Ces demandes fragilisent les familles les plus modestes et creusent un peu plus les inégalités.
– Le manque de concertation entre certains professeurs pourrait conduire à acheter plusieurs fois le même article alors qu’un seul suffit.
– Des choix contraints en particulier les fournitures (articles de moindre qualité)
– La hausse continuelle des dépenses incompressibles (se chauffer, se nourrir, se déplacer) laisse craindre que les familles aient moins d’argent à consacrer aux autres types de dépenses, dont ceux liés à la scolarité, en particulier la qualité des fournitures, la restauration scolaire et les transports scolaires.

L’ARS doit aussi couvrir des dépenses liées à la scolarité tout au long de l’année !
Depuis maintenant 49 ans nous le répétons : l’allocation de rentrée scolaire n’a pas pour unique objectif de couvrir les dépenses liées à la rentrée scolaire. Son but est bien de permettre aux familles d’avoir un soutien financier pour la rentrée mais également pour les dépenses scolaires tout au long de l’année.
Faut-il changer les mots du sigle ARS pour qu’il soit compris par tous ? Allocation de Ressources pour la Scolarité ? Aide à la Réussite Scolaire ?

Une augmentation de l’ARS appréciée
Chaque année, le montant de l’Allocation de Rentrée Scolaire (ARS) suit sensiblement la courbe de l’inflation. Cette année, l’augmentation de l’ARS (5,87 %) s’approche du niveau de l’inflation (plus de 6 %). Cet effort est salué par La CSF à l’heure où la situation des plus modestes s’aggrave sous le poids des charges.

L’ARS reste insuffisante et restrictive
Versée sous conditions de ressources, elle ne concerne que 4 enfants sur 10. En théorie, les familles légèrement au-dessus des plafonds de revenu peuvent demander l’ARS. Dans les faits, elles ne le font pas. Par manque d’information et à cause des démarches administratives démotivantes.
Une famille de 2 enfants percevra l’ARS si son revenu annuel (n-2) est inférieur à 31 225 €, soit, à peine plus de 2600 € par mois (2 SMIC). Dans une conjoncture où les situations individuelles peuvent se dégrader rapidement, une prise en compte du revenu n-2 est inadaptée.
La CSF condamne le caractère restrictif et non dégressif de l’ARS.
Ces choix politiques, comme de nombreux autres laissent aussi les classes moyennes sur le bord de la route.

Les plus jeunes encore épargnés 
Les étudiants sacrifiés 
S’il y a bien une catégorie de population qui est lourdement impactée par les crises et par ses conséquences, ce sont les étudiants. Comment se loger, se nourrir, se chauffer dans ces conditions ? Notre idéal de justice sociale et d’égalité nous impose de continuer à nous battre pour que de véritables mesures soient prises en faveur de la jeunesse.

En 2022 … Ça n’a toujours pas changé….
Depuis des années, sinon depuis toujours, nous observons des inégalités territoriales à tous les niveaux. Ainsi en fonction du lieu de résidence les familles ne bénéficient pas des mêmes dotations en équipement numérique, pas les mêmes tarifs pour la restauration scolaire, pas la même prise en charge au niveau des transports scolaires ou encore pas les mêmes aides pour la culture ou le sport.

L’équipement numérique reste insuffisant
Les deux dernières années, nous avons observé une augmentation significative des dépenses en équipement informatique, liée à la nécessaire adaptation des familles pour suivre les cours pendant le confinement. Au niveau individuel, familial et collectif, dans les établissements scolaires, les inégalités face au numérique persistent et se creusent.

La CSF demande
– La gratuité de la scolarité pour les familles en maternelle.
– Une vraie modulation de l’ARS.
– Le versement de l’ARS à tous les lycéens pouvant y prétendre quel que soit leur âge.


Toutes les informations sur notre page spéciale ‘Coût de la Scolarité 2022


| Contacts |

Johan Jousseaume . jjousseaume@la-csf.org . 07.49.93.50.57

Charlotte Barre . cbarre@la-csf.org . 07.49.77.79.48

Dans quelques jours, le projet de loi sur le pouvoir d’achat va être présenté en Conseil des Ministres, puis à l’Assemblée Nationale où les débats auront lieu avec les députés récemment élus.

Si le détail de ce projet de loi n’est pas encore officiellement connu, La CSF s’inquiète déjà de certaines annonces qui sont lancées et qui sonnent comme autant de mesures court-termistes qui ne permettent pas de créer un modèle en accord avec les urgences sociales et écologiques de long terme.

Un chèque alimentaire aux contours encore mal définis (mais sans repenser le modèle de l’industrie agro-alimentaire), des mesures de blocage des prix temporaires pour l’énergie ou l’essence (mais sans réflexion sur l’épuisement des ressources ni investissement ambitieux pour la recherche et le développement de ressources alternatives) ou une petite revalorisation des prestations sociales ne peuvent pas suffire à régler les problèmes des familles soumises aux conséquences de l’inflation galopante et aux difficultés régulières dues à l’augmentation régulière du poids des charges contraintes !

La CSF soutient que, sur cette question de pouvoir d’achat, l’heure n’est pas aux mesures d’appoint temporaires mais bien à une réflexion en profondeur et une remise à plat de notre modèle économique pour l’adapter aux besoins et exigences sociales mais aussi aux enjeux environnementaux de long et moyen terme : il est plus que temps !

La CSF revendique le fixation d’un taux de TVA à 5,5 % pour des produits nécessaires à un confort de vie minimal (aliments de première nécessité, fournitures scolaires, produits d’hygiène, notamment menstruels) ainsi qu’une revalorisation des salaires et des petites retraites qui sont autant de pistes pour améliorer durablement la situation des familles !

Elle attend donc avec une forte vigilance les propositions du projet et saura interpeller les nouveaux députés pour faire entendre, par sa voix, celle des familles populaires !


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| CONTACT PRESSE | Elsa COHEN
ecohen@la-csf.org
06.62.25.17.84

Image en illustration : En provenance de PEXELS : bank-note-euro-bills-paper-money-63635

Un risque majeur de privation des droits pour les consommateurs

Alors qu’un décret censé encadrer l’interdiction au 1er janvier 2023 de l’impression automatique des tickets en magasin est actuellement en consultation au Conseil national de la consommation, l’ADEIC, l’AFOC, l’ALLDC, le CNAFAL, la CNAFC, La CSF, Familles de France, la FNAUT, Familles Rurales, INDECOSA-CGT, l’UFC-Que Choisir et l’Unaf dénoncent un projet qui, en les supprimant par défaut, aboutit à priver les consommateurs d’un véritable choix et par voie de conséquence de leurs droits. A ce titre, les associations appellent le Gouvernement à revoir sa copie pour que le choix d’obtenir un ticket soit systématiquement proposé.

Les tickets en magasin supprimés par défaut à compter du 1er janvier 2023
Avec pour objectif affiché de limiter les déchets et préserver le climat, la loi anti-gaspillage a prévu l’interdiction de l’impression automatique des tickets en magasin (ticket de caisse et carte bancaire) à compter du 1er janvier 2023. Ses modalités sont soumises à une consultation au Conseil national de la consommation, dont nos associations sont membres.
Le projet du Gouvernement prévoit que, sauf exceptions (1), l’impression des tickets serait supprimée par défaut, quels que soient le montant et la nature des achats. Les consommateurs seraient uniquement informés, par voie d’affichage en caisse, que s’ils souhaitent obtenir un ticket, ils devront en faire expressément la demande.

Les consommateurs privés d’un véritable choix pour un bénéfice environnemental très incertain
Si l’ambition de réduire le gaspillage est louable, le décret proposé par le Gouvernement n’en est pas moins inacceptable, a fortiori quand on sait que certains spécialistes évaluent que les émissions de gaz à effet de serre du ticket dématérialisé sont supérieures à celles du ticket traditionnel (2).
D’abord parce qu’on attendrait que les consommateurs soient systématiquement interrogés sur leur souhait d’obtenir ou non un ticket. Or, un seul affichage générique ne garantit pas le respect de leur choix. En effet, il s’ajoutera aux nombreuses mentions déjà présentes en caisse (promotions, produits au rappel, moyens de paiement acceptés, etc.) et sera d’autant moins visible qu’en l’état, les commerçants qui ne préviendraient pas leurs clients ne s’exposeront pas à des sanctions.
Ensuite, car cette mesure ouvre la voie à une dématérialisation à marche forcée du ticket. Elle est donc susceptible de faciliter via des techniques marketing la création de base de données par les commerçants et notamment d’entraîner l’essor de publicités intrusives ou non désirées.

L’exercice effectif des droits des consommateurs compromis
La suppression par défaut du ticket porte les germes d’une explosion des situations où le consommateur sera privé de la possibilité de faire valoir ses droits. En renonçant implicitement et par manque d’information sur l’utilité du ticket de caisse, les consommateurs se verront exposés au risque de ne pouvoir apporter la preuve de leur achat. Preuve d’achat indispensable pour se prévaloir des garanties légales ou commerciales, ou encore pour le remboursement en cas de rappel d’un produit alimentaire, ou même procéder à l’échange d’un vêtement que le vendeur avait proposé pour décider le consommateur au moment d’acheter.
Le ticket permet également de vérifier l’exactitude du montant de la transaction, une précaution loin d’être anodine pour éviter les erreurs en caisse, comme la non prise en compte d’une promotion et surtout face au risque accru d’escroqueries aux paiements sans contact en cas de non-impression. En effet, pour ces opérations, rappelons qu’il n’est pas nécessaire de consulter le terminal où s’affiche le montant avant d’effectuer la transaction. Or le remboursement des escroqueries est encore plus incertain que celui des fraudes à la carte bancaire (3).

Enfin, le ticket de caisse constitue un outil de gestion du budget familial, qui permet aux consommateurs de matérialiser et de suivre leurs dépenses du quotidien. Dans un contexte d’érosion du pouvoir d’achat, cet élément ne peut être négligé.

Si l’ADEIC, l’AFOC, l’ALLDC, le CNAFAL, la CNAFC, la CSF, Familles de France, la FNAUT, Familles Rurales, INDECOSA-CGT, l’UFC-Que Choisir et l’Unaf promeuvent une consommation responsable, celle-ci ne saurait se faire au détriment des droits fondamentaux des consommateurs. Nous appelons donc le Gouvernement à revoir sa copie : le droit pour un consommateur d’obtenir un ticket de caisse ne sera réellement préservé que si le choix lui est systématiquement proposé.


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CONTACT PRESSE : Elsa Cohen . ecohen@la-csf.org

(1) Notamment l’achat de certains biens « durables » listés à l’article D. 211-1 du code de la consommation ou les opérations cartes bancaires annulées ou faisant l’objet d’un crédit.
(2) Quatre questions sur la disparition annoncée du ticket de caisse en papier, M. Descamps, Europe1.fr, 21 novembre 2018.
(3) En effet, le code monétaire et financier prévoit uniquement le remboursement des opérations de paiement non autorisées.

Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle reflète les inquiétudes et la colère des familles tout autant que la division du pays après ces 5 années particulièrement difficiles.

Le bilan du quinquennat est plus que critiquable : les inégalités face au logement, à la santé, à l’impôt se sont accrues, parfois renforcées par des réformes profondément inégalitaires (APL, ISF) les attentes des jeunes sur leur avenir et l’environnement sont déçues et l’absence d’écoute et de reconnaissance de nos associations a été criante.

Mais il s’agira, le 24 Avril 2022, de sauvegarder les valeurs, les garanties et les libertés fondamentales qui nous permettent de critiquer librement et notoirement le pouvoir en place afin de continuer le combat pour la défense des droits de toutes les familles.
Et le danger est réel. Le programme proposé par la candidate d’extrême-droite va à l’encontre des valeurs fondamentales de La CSF et de la société toute entière; la justice sociale, l’accès aux droits pour tous (culture, santé, logement…), l’égalité, la solidarité sont autant de fondements de notre organisation mis à mal par les thèses de préférence nationale, de stigmatisation d’une partie de la population et de certaines institutions .

Lors de ce second tour, l’enjeu est, une nouvelle fois, d’une importance majeure ; il s’agira de défendre les valeurs de la démocratie même. Au-delà de la colère, de la déception et de la confusion qui peuvent exister, La CSF, qui porte la voix des familles populaires, consciente de ses responsabilités, appelle en conséquence à construire un large consensus contre l’extrême-droite.

C’est pourquoi La CSF appelle à voter pour Emmanuel Macron au second tour

La CSF demande expressément au candidat Macron de changer de cap, d’entendre les associations et de construire une politique plus axée sur les besoins réels des familles : la justice sociale, l’égalité et l’urgence climatique.

Quelle que soit l’issue du scrutin, La CSF continuera son combat aux côtés des familles. Mobilisons-nous pour obtenir les grandes transformations nécessaires: une plus grande justice sociale et fiscale, une transition écologique effective, de meilleures conditions de vie pour tous et une réelle reconnaissance du mouvement associatif comme un des piliers de la vie démocratique!


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| Contact Presse | Elsa Cohen . 01.44.89.86.80

La CSF vient de faire paraître le magazine ‘NOUS’ – N°236 . Premier trimestre 2021 – dont l’édito et le sommaire sont disponibles sur le site de La CSF :


L’année qui se présente à nous sera marquée par l’Élection Présidentielle et les élections à la chambre des députés.

Les candidats potentiels et les candidats présumés font des annonces, que nous devons étudier avec pragmatisme.
N’oublions pas que la pandémie que nous venons de vivre a accru le fossé entre la classe dominante et la classe ouvrière, les profits atteignent des niveaux importants, mais les retombées à ceux qui permettent de les atteindre se font attendre ou bien sont distribuées chichement.

Le populisme, frappe à notre porte, faisons attention à ces sirènes porteuses de messages de haines, en oubliant que le quotidien de tout un chacun devient de plus en plus tendu sur le plan budgétaire.
La haine de l’autre permet souvent de capter l’attention en occultant volontairement, le « comment venir en aide aux classes sociales défavorisées. »

Le collectif doit primer sur l’individuel, le repli sur soi ne peut qu’engendrer de l’amertume, du rejet, malgré nos différences le collectif doit être présent pour soutenir ceux qui en ont besoin.

L’inflation rampante, constitue un risque pour les ménages, aux côtés de l’augmentation des prix de l’énergie qui vient durement frapper leur budget.

La CSF participera activement à cette élection, en interpellant les candidats sur leur programme, pour le logement, la consommation, l’éducation, la santé et le grand âge.

Nous devrons être vigilants sur les choix qu’ils feront et leur application, car bien souvient il y a de la distance de la coupe aux lèvres.

Pour La CSF il va en être de même pour sa nouvelle gouvernance, qui doit réaliser un audit complet de sa situation, tout en engageant la réforme de ses statuts et de son règlement intérieur et bien fixer les orientations politiques. Comme indiqué plus haut, nous devons être actifs pour la santé et le grand âge, réformes oubliées lors du précédent quinquennat.

L’éducation ne doit pas constituer le parent pauvre de notre république.
Le logement social être marqué par l’insuffisance des constructions, et qu’on arrête de faire croire que les immigrés sont prioritaires alors qu’on ne peut attribuer un logement en l’absence de carte de séjour. La consommation est au centre des préoccupations des ménages avec l’augmentation des prix des énergies complémentaire d’une inflation venant lourdement impacter le budget des ménages. N’oublions pas le débat sur les retraites, sujet sensible qui va faire l’objet de négociations âpres.

Soyons aussi très vigilants pour le remboursement de la dette, que les ménages à faibles revenus ne soient pas pénalisés, regardons où sont les possibilités de prélèvements avant de solliciter ces ménages.

Restons dans notre droite ligne de la défense des familles.

Jacques Lamazouade
Président de La CSF